• Chapitre 2

    -        -  Alexie !

    -        -  Jake !

    -        -  Je suis content de te revoir à nouveau ma petite demoiselle.

    -        -  Moi aussi Jake, dis-je en le serrant dans mes bras.

    -        -  Nouvelle mission ?

    -        -  Exact, protection rapprochée de Craig Jr Pershing.

    -        -  Ah oui, le fameux !

    -        -  Fameux ?

    -        -  Oui. Plusieurs collègues à toi s’y sont déjà cassé les dents.

    -        -  Ah bon ?

    -        -  Eh oui !

    -        -  D’accord !

    -        -  Bon, alors, le chef m’a dit de t’équiper avec le plus de trucs invisibles.

    -        -  Ok.

    -        -  Donc, blouson en cuir par balle extra fin, et extra mode, ajoute-t-il en souriant. Une poivrière. Discret et facilement dissimulable. Un Beretta 92, ton préféré. Et les traditionnels : oreillette connectée, grenade paralysante, appareil photo ultra précis, etc. Et ta couverture, dit-il en me tendant un dossier.

    Je le parcours des yeux.            

    -        -  Mais, vous n’avez presque rien changé de ma vraie vie !

    -        -  Je sais… J’aurai voulu tout changer pour mieux pouvoir te protéger, mais le patron n’a pas accepté, je suis désolé. Il a vraiment été très ferme là-dessus. Par contre pour tes cheveux il veut…

    -        -  Ah non ! Je lui ai toujours dit ! Mes cheveux rouges, je les garde !

    -        -  Ok, je m’en doutais, lui aussi je pense. Bonne chance Alexie.

    -        -  Merci Jake, à la prochaine !

    -        -  Oui, fais bien attention à toi s’il te plaît.

    -        -  Promis, dis-je en le serrant à nouveau dans mes bras.

    Je sors par la sortie de secours, comme d’habitude. Je parcours mon dossier. Ils ont changé mon nom de famille, et mon métier, c’est tout. Ils sont sérieux ? Tu parles d’une couverture ! Je vais me chercher un café. Rien de mieux pour commencer la première phase : repérer les habitudes du client. Phase plutôt facile, la vie de ce mec est totalement exposée sur internet et dans les magazines people. Donc, il va au bureau à 7h30 du lundi au samedi. Il va à la piscine tous les jeudis soirs. Il va à la salle de sport les lundis et mercredis soirs. Il va courir tous les matins de 6h à 6h30 à Central Park. Ce mec doit être vraiment bien foutu ! Il prend tous les jours son café au même endroit avant d’aller au boulot. Ok, donc il ne se méfie absolument de personne en fait ! Ça ne va pas me faciliter la tâche ça.

    Pendant une semaine, je l’ai suivi, épié 24h sur 24h. Son emploi du temps colle parfaitement à celui présent sur internet. Je m’étonne qu’il ne se soit pas déjà fait tuer celui-là ! Le dimanche soir, j’ai envoyé mon rapport à Max, l’assistant du patron en lui faisant part de mes observations. Le lundi, je m’habille d’un chemisier crème, un jean kaki, des bottines à talons noires et mon blouson en cuir. J’attache mes cheveux lissés en queue de cheval et je mets mes lunettes de soleil. 6h45. Ok, je dois partir sinon je vais le louper. Je prends ma voiture et conduit jusqu’au café. Il n’est pas encore là. J’attends. 6h59. Il entre. Je me place devant lui dans la file d’attente. Il est au téléphone. On me sert mon café. Je paye et je me retourne pour aller m’asseoir quand j’entre en collision avec lui.

    -       -   Putain !

    -       -   Je suis désolée monsieur, dis-je en voyant une petite tache sur sa chemise, alors que moi je suis trempée.

    -       -   Vous pouvez pas faire attention non ? C’est pas possible de voir des empotées pareilles dans ce monde putain ! Non je ne te parle pas à toi désolé Yan. Non, c’est une gonzesse qui vient de renverser son café sur moi. Dis-leur que je serais un peu en retard, je dois rentrer me changer. A plus tard.

    -       -   Vous pourriez être plus aimable ! Je me suis excusée quand même !

    -       -   Et ? Ce n’est pas moi qui ai renversé mon café sur vous il me semble. Des excuses n’y changeront rien ! Et puis si vous n’êtes pas contente, je vous paye le pressing. Tenez, dit-il en me tendant un billet de 20 dollars.

    -       -   Alors écoutez-moi bien vous ! Dis-je en lui balançant son fric à la figure. Ce n’est pas parce que monsieur est bourré de fric, qu’il a un costume trois pièces, qu’il a le dernier iPhone et qu’il roule en Porsche Panamera Prestige que vous devez me traiter comme une moins que rien. Sur ce, allez bien vous faire voir ! dis-je en partant.

     

    Je ne vais pas pouvoir accepter cette mission. Je ne supporte pas ce gars. Sa façon de me prendre de haut comme ça. Ça a le don de m’énerver au plus haut point. Alors que j’allais franchir la porte, je sens une main retenir mon poignet. Je me retourne, prête à lui en coller une.


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