• Chapitre 8

     

          -     Alex, tu es où ?

    -     -     Désolée, je me sentais pas bien, donc je suis rentrée.

    -     -     Toute seule ?

    -     -     Non, j’ai appelé un taxi.

    -     -     Sans me dire au revoir…

    -     -     Désolée, je ne te trouvais pas.

    -     -     Ok… On se voit lundi matin ?

    -     -     Comme d’habitude !

    -     -     Ok, merci d’être venue en tout cas.

    -     -     De rien. Encore joyeux 28 ans Craig.

    -     -     Merci Alex. Bonne nuit.

    -     -     Merci, toi aussi.

    Je raccroche et entre.                                       

    -     -     Parle ! cria Gareth.

    -     -     Aller l’Italien, l’encourageais-je.

    -     -     Je te conseille de faire gentiment tout ce qui dit la jolie fille, dit Gareth. On dirait pas comme ça, mais elle est pas très gentille.

    Après une nuit entière à l’interroger, il nous a enfin livré son patron vers midi. Mon boulot ici étant terminé pour aujourd’hui, je suis rentrée chez moi. Je me suis couchée directement et me suis réveillée vers 19h. J’ai mangé un peu, je me suis préparée et je suis allée chez Craig. Je sonne. Il vient m’ouvrir.

    -     -     Alex ? fait-il pas réveillé.

    -     -     Bon anniversaire, dis-je en lui tendant un paquet.

    -     -     T’es bête, aller, rentre.

    Il est en caleçon. Bon, ok, j’avoue, j’ai maté ses petites fesses et son torse musclé mais… Il est sexy !

    -     -     Je te réveille ?

    -     -     Ouais…

    Il ouvre le paquet et sourit.

    -     -     Je sais, tu as des centaines de cravates mais bon, j’avais pas trop d’idée alors je me suis dit…

    -     -     Merci, me coupa-t-il en me serrant contre lui. Merci beaucoup.

    Il a l’air tellement sincère. Ça me fait quand même un petit pincement au cœur. Il est entouré de milliers de gens, mais une simple cravate lui fait plaisir. Il est seul parmi des centaines de gens. Un peu comme moi. On se ressemble un peu, malgré nos vies diamétralement opposées.

    -     -     Installe-toi, choisis un film pendant que je vais à la douche.

    -     -     Ok, donc tu me forces à rester ?

    -     -     Ouais, j’ai pas envie d’être tout seul là.

    -     -     Ok, vas-y.

    -     -     Merci, dit-il en m’embrassant sur le front.

    Je m’accroupie devant son meuble télé et cherche un film qui me plairait pendant que l’eau coule. J’en choisi 2, au cas où l’un ne lui plaise pas. Le Loup de Wall Street et Gatsby le magnifique. Oui, j’avoue, j’adore Leonardo Di Caprio. Je me rends dans sa cuisine et ouvre ses placards. Je trouve des bonbons. Parfait. Je les mets dans un saladier. Je trouve également du pop-corn à faire au micro-onde. Merveilleux ! Je les mets dans le saladier et je m’apprête à les emmener sur le canapé quand Craig sort de sa chambre, son corps magnifique seulement recouvert d’un pantalon de jogging, assez bas pour que je remarque qu’il ne porte pas de caleçon. Argh.

    -     -     Tu fais comme chez toi on dirait, rigole-t-il.

    -     -     Un film sans bonbons, c’est pas un film.

    -     -     Je suis d’accord. Aller viens.

    On s’installe sur le canapé. Il choisit le Loup de Wall Street. On s’enroule dans une couverture, regardant le film en mangeant. A peine une heure après que le film n’ai commencé, j’ai senti sa tête s’installer sur mon épaule. J’attends qu’il soit complètement endormi pour la poser sur mes genoux. Il avait la tête pile sur une de mes cicatrices, ça fait mal. Je caresse distraitement ses cheveux, sans m’en rendre vraiment compte. Je crois même que je m’endors à mon tour, puisque je ne me souviens pas de la fin du film.

    Je me réveille. Je me frotte les yeux. Je suis couchée sur le canapé de Craig. Sa tête est d’ailleurs posée sur mon ventre, sa main étant sur ma hanche droite. Je regarde l’heure. 5h30. Mh. Ma main s’enfouit dans ses cheveux en bataille. Il est hyper mignon… Je le sens remuer. Il ouvre de petits yeux. Ses deux saphirs se tournent vers moi. Il sourit.

    -     -     Hey.

    -     -     Hey.

    -     -     On s’est endormi ?

    -     -     J’en ai bien l’impression.

    -     -     Tu es très confortable, dit-il en reposant sa tête sur mon ventre.

    -     -     Merci du compliment.

    -     -     Y a pas de quoi !

    On reste quelques minutes silencieux.

    -     -     Il est quelle heure s’il te plaît ?

    -     -     Un peu plus de 5h et demie.

    -     -     Tu as le courage d’aller courir ?

    -     -     Ouais, mais je n’ai pas d’affaires.

    -     -     Je peux t’en prêter.

    -     -     Je vais nager dedans Craig.

    -     -     Pas faux, t’es toute mince.

    -     -     Merci.

    -     -     De rien. Mais on devrait quand même pouvoir trouver. Viens.

    Il se relève et me tend la main. Il m’entraine dans sa chambre. Ok, son lit doit mesurer au moins 2m de large. Il ouvre une porte sur le côté et là… Ok, le mec à un dressing plus grand que mon salon en fait. Je vois des costumes sur la gauche, et les autres tenues sur la droite. Ses chaussures en face de moi, et ses cravates derrière. Celle que je lui ai offerte étant posée sur le tabouret. Je souris.

    -     -     Bon, ce tee-shirt est trop petit pour moi, il devrait pas être trop grand pour toi. Et tiens, mon short de foot quand j’avais 16 ans.

    -     -     Merci, mais j’ai 22 ans quand même !

    -     -     Je sais, aller, la salle de bain est là, dit-il en ouvrant une porte.

    Mais l’appart de ce mec est trop beau putain ! Bref, j’enfile les affaires qu’il m’a prêtées. Bon, le tee-shirt glisse un peu sur mon épaule, mais ça va sinon ! Je sors de la salle de bain et je le vois, déjà habillé.

    -     -     Ça te va comme un gant, dit-il en se foutant de ma gueule.

    -     -     Oh ça va !

    -     -     Aller, on y va. Tu viendras chercher tes affaires après ?

    -     -     Ok, on fait comme ça.

    Je glisse discrètement ma poivrière au cas où dans ma ceinture, autour de ma cuisse. On sort de chez lui et on va jusqu’à Central Park. Qu’est-ce que ça fait du bien de ne plus être suivi par cet Italien ! On fait notre tour, puis on rentre chez lui.

    -     -     Je peux prendre une douche s’il te plait ?

    -     -     Vas-y, tiens, dit-il en me tendant une serviette.

    -     -     Merci.

    Je ferme la porte et me déshabille. J’entre sous la douche. Qu’est-ce que ça fait du bien ça aussi ! Je me lave et sors. Je me sèche et me rhabille avec mes habits d’hier. Je déteste ça, mais je me changerais en rentrant chez moi. Je sors et le trouve assis sur son bar, s’enfilant un bol de céréales en regardant ses mails.

    -     -     Tu as fini ?

    -     -     Oui, tu peux y aller.

    -     -     Vas-y, sers-toi. Prends ce que tu veux.

    -     -     Merci.

    Il va à la douche. Je me fais un café et je mange un peu de céréales. Alors que l’eau coule, j’entends un bip sur son ordi. Je regarde, intriguée. Je vois un mail, expéditeur inconnu. J’ouvre, un peu trop curieuse peut-être. 


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